PORTRAIT – Sous la pression des États membres en demande de fermeté, le commissaire européen autrichien porte plusieurs mesures dont la possibilité d’ouvrir des centres en dehors des frontières de l’UE pour y envoyer les déboutés du droit d’asile.

Sa nomination en a surpris plus d’un. Avant de prendre le portefeuille ultrasensible des Affaires intérieures et de la Migration à la Commission européenne, Magnus Brunner n’était pas un visage connu des milieux bruxellois. Mais avec un peu de finesse et beaucoup de maîtrise, il est parvenu à incarner discrètement la reprise en main de la politique migratoire européenne. Dernières avancées en date : la création de centres de retour en dehors des frontières de l’Union européenne, entérinée lundi par les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept, pour y envoyer les migrants déboutés du droit d’asile. Cette mesure phare, qui révise la directive retour de 2008 aujourd’hui obsolète, doit encore suivre un long parcours législatif avant d’entrer en vigueur. Mais elle est un signe politique fort à mettre au crédit de Magnus Brunner qui répond à une demande de longue date de l’Allemagne, du Danemark, des Pays-Bas et de l’Italie.

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