La dernière guerre au Moyen-Orient a accéléré une reconfiguration déjà en cours, obligeant les partenaires des Etats-Unis à repenser des alliances à la carte, sans créer de dépendances trop fortes.
A écouter Donald Trump, l’« excursion » en Iran s’achève en feu d’artifice, et non en crépuscule inquiétant. La crise est finie, le conflit se referme, le prix de l’essence va chuter rapidement. Le programme nucléaire iranien ? Quelques détails techniques à régler au cours des deux mois à venir. Depuis la conclusion d’un protocole d’accord avec Téhéran, signé le 17 juin, l’administration Trump a déployé bien des efforts pour maquiller la réalité : celle d’un naufrage américain, faute d’objectifs réalistes et constants. Le 21 juin, au terme d’une première journée de pourparlers en Suisse, les délégations des deux pays se sont « mises d’accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de soixante jours ».

