Ce mardi 11 novembre, dans un port proche de Conakry est inauguré le plus important projet minier sur la planète. La Guinée est parvenue à faire travailler ensemble Occidentaux et Chinois pour en relever les défis logistiques et financiers.
Voici deux ans, cette crête des montagnes du Simandou, à 1600 m d’altitude, qui domine au petit matin une mer de nuages, était encore napée de forêt vierge. Il fallait marcher des heures et des heures pour l’atteindre depuis la piste, se souvient Sidiki Kone. Aujourd’hui, ce sommet reculé, au sud-est de la Guinée, a été raboté, dévoilant sur des dizaines de mètres de hauteur et des centaines d’hectares, ses entrailles rouges. Une noria de camions et de bulldozers jaunes s’y affaire, soulevant des nuages de poussière. « La montagne est une réserve massive de fer », explique Sidiki Kone, géologue de la compagnie anglo-australienne Rio Tinto. Cette mine à ciel ouvert renferme tout simplement le plus grand gisement de fer inexploité de la planète, sans doute sur 500 mètres d’épaisseur et sur des dizaines de kilomètres de longueur.
De cette immense échancrure descend 300 mètres plus bas, une saignée de ballast gris, telle un toboggan. Cette pente sera équipée, dans quelques mois, d’un convoyeur…

