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Guerre Israël-Iran : notre dossier pour tout comprendre

Israël a lancé une série de frappes sur l’Iran, dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, ciblant des hauts responsables du régime et des sites nucléaires. Téhéran a répliqué par des envois de missiles vers Tel-Aviv et d’autres villes de l’État hébreu. Un cessez-le-feu a été annoncé le 24 juin par Donald Trump, au lendemain de bombardements américains.

Guerre Israël-Iran : Donald Trump affirme que Washington aura des discussions avec Téhéran «la semaine prochaine»

Interrogé lors du sommet de l’Otan à La Haye, aux Pays-Bas, sur le fait de savoir si le conflit entre les deux pays était maintenant terminé, le président américain a répondu devant la presse : «J’ai parlé aux deux et ils sont fatigués, épuisés.»

Trump compare les frappes américaines en Iran à Hiroshima et Nagasaki

«Cela a mis fin à la guerre» : Donald Trump a comparé mercredi les frappes américaines sur les installations nucléaires iraniennes aux bombes atomiques larguées par les États-Unis sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Critiquant les médias américains qui ont mis en doute l’étendue des dégâts causés par les bombes lâchées le week-end dernier sur trois sites-clés en Iran, le président américain a déclaré : «C’était si fort que cela a mis fin à la guerre» entre l’Iran et Israël.

«Quelqu’un a dit que, d’une certaine manière, c’était tellement dévastateur, qu’on peut penser à Hiroshima, on peut penser à Nagasaki», a-t-il ajouté au cours d’une conférence de presse à l’issue du sommet de l’Otan à La Haye. «Cela avait aussi mis fin à une guerre, ceci a mis fin à une guerre d’une autre manière mais c’était tellement dévastateur», a-t-il dit.

Donald Trump affirme que les États-Unis auront des discussions avec l’Iran «la semaine prochaine»

Donald Trump a affirmé mercredi que les États-Unis auraient des discussions avec l’Iran «la semaine prochaine», évoquant un possible accord au sujet du programme nucléaire de Téhéran.

«Nous allons parler la semaine prochaine avec l’Iran, nous pourrions signer un accord, je ne sais pas», a dit le président des Etats-Unis lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de l’Otan à La Haye.

Trump juge que l’Iran et Israël sont «fatigués, épuisés» par la guerre

L’Iran et Israël sont «fatigués, épuisés» par la guerre, a affirmé mercredi le président américain Donald Trump à La Haye.

Interrogé sur le fait de savoir si le conflit entre les deux pays était maintenant terminé, Donald Trump a répondu devant la presse : «J’ai parlé aux deux et ils sont fatigués, épuisés.» «Ils se sont battus très, très durement et vraiment méchamment, et ils étaient tous les deux contents de rentrer chez eux et de s’en sortir», a ajouté le président américain devant la presse, à l’issue du sommet de l’Otan.

Donald Trump ne «pense pas» qu’un accord avec l’Iran est «nécessaire»

«Je ne pense pas qu’un accord avec l’Iran est nécessaire», a affirmé Donald Trump. «On va les rencontrer, sûrement la semaine prochaine. Si on a un document signé c’est bien», a-t-il ajouté.

Donald Trump. Brian Snyder / REUTERS

«Les Iraniens n’ont pas pu déplacer de matériaux nucléaires», affirme Donald Trump

«Nous avons frappé si vite et si fort que les Iraniens n’ont pas pu déplacer de matériaux nucléaires. C’est très lourd et compliqué à déplacer», a affirmé le président des États-Unis lors d’une conférence de presse après le sommet de l’Otan, aux Pays-Bas.

«Nous avons réussi à mettre fin à la menace critique iranienne», réaffirme Donald Trump

«Aucune autre armée sur terre n’aurait pu mener» les frappes réalisées par les États-Unis en Iran, a répété Donald Trump. «Je ne pense pas [qu’Israël et l’Iran] recommenceront à s’attaquer. Nous pensons que c’est terminé. Nous avons réussi à mettre fin à la menace critique [qu’est] l’Iran. L’Iran ne sera pas capable d’avoir l’arme nucléaire», a-t-il ajouté lors du sommet de l’Otan.

Donald Trump avec son Secrétaire à la Défense Pete Hegseth (g) et son Secrétaire d’État Marco Rubio, à La Haye ce mercredi. Yves Herman / REUTERS

Le Hezbollah libanais estime que l’Iran a remporté une «victoire» contre Israël

Le Hezbollah libanais pro-iranien a estimé mercredi que l’Iran avait remporté une «victoire» après une guerre de 12 jours contre Israël, saluant le début d’une «nouvelle phase historique».

Dans un communiqué, le Hezbollah a «adressé ses plus sincères félicitations» à l’Iran, «à l’occasion de cette victoire divine retentissante».

«Ce n’est là que le début d’une nouvelle phase historique dans l’affrontement contre l’hégémonie américaine et l’arrogance sioniste dans la région», ajoute le mouvement chiite, estimant que «cette victoire s’est également manifestée à travers la riposte foudroyante à l’agression américaine contre les installations nucléaires iraniennes».

L’Iran juge «honteuses» les félicitations de Rutte à Trump après les frappes américaines

L’Iran a qualifié mercredi de «honteuses» les félicitations adressées par le secrétaire général de l’Otan à Donald Trump après les frappes américaines menées ce week-end sur des sites nucléaires clés de la république islamique.

Il est «honteux, méprisable et irresponsable pour le secrétaire général de l’Otan de saluer comme ’vraiment extraordinaire’ un acte criminel d’agression contre un État souverain», a réagi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.

Toute personne qui «soutient un crime est considérée comme complice», a-t-il ajouté dans un message sur X.

Le porte-parole faisait référence au message de félicitations adressé par Mark Rutte à Donald Trump, que le président américain a révélé mardi sur sa plateforme Truth Social.

«Félicitations et merci pour votre action décisive en Iran. C’était vraiment extraordinaire et quelque chose que personne d’autre n’avait osé faire», a déclaré Mark Rutte à propos des bombardements américains menés dimanche sur des sites nucléaires clés de Fordo, d’Ispahan et de Natanz.

Paris dit avoir «eu l’assurance» que les Français détenus en Iran n’ont pas été blessés

Les autorités françaises ont «eu l’assurance» que Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus à la prison d’Evin à Téhéran, «n’ont pas été blessés» dans une frappe israélienne lundi, a affirmé mercredi le ministre délégué au Commerce extérieur et des Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin.

«Nous avons eu l’assurance qu’ils n’ont pas été blessés lors de l’attaque israélienne que nous avons condamnée car elle les mettait évidemment en danger de mort directe», a déclaré Laurent Saint-Martin devant les députés.«Nous avons aussi réitéré la demande d’accès consulaire et plus que cela, ce que la France exige c’est leur libération immédiate», a-t-il affirmé.

Professeure de lettres âgée de 40 ans, Cécile Kohler, originaire de l’est de la France, et son compagnon septuagénaire Jacques Paris ont été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran, accusés d’«espionnage». Paris les considère depuis comme des «otages».

La justice iranienne a annoncé lundi que des frappes israéliennes avaient visé la prison d’Evine à Téhéran, endommageant certaines parties de l’établissement, où sont notamment détenus des Occidentaux et des opposants politiques. Israël a confirmé que ses frappes à Téhéran visaient notamment cette prison.

Le lendemain, le pouvoir judiciaire iranien a annoncé avoir «transféré» des détenus d’Evine vers d’autres prisons de la province de Téhéran, sans en préciser le nombre où l’identité.

«Nous devons reprendre un travail diplomatique et technique» sur le nucléaire iranien et «savoir si le JCPOA est encore un cadre ou pas», déclare Emmanuel Macron

«Nous devons reprendre un travail diplomatique et technique sur la question du nucléaire. L’AIEA aura un rôle à jouer, évidemment les États-Unis, les Iraniens et les Européens y auront leur place. Nous aurons de toute façon un choix à ce sujet à faire d’ici à quelques semaines : savoir si le JCPOA est encore un cadre ou pas. Il existe encore, mais il y aura des choix à faire à l’été», a-t-il ajouté

«Nous sommes en train de finaliser notre analyse» sur les dégâts des frappes américaines en Iran, déclare Emmanuel Macron

L’analyse des dégâts causés par les frappes américaines contre le programme nucléaire en Iran est «en train» d’être finalisée, à déclaré le président de la République française.

«Nous sommes en train de finaliser notre analyse avant de la confronter à celles des autres pays», a-t-il déclaré depuis La Haye où se tient un sommet de l’Otan. Emmanuel Macron doit rencontrer plus tard dans la journée le directeur général de l’AIEA Rafael Mariano Rossi.

Les installations nucléaires iraniennes «gravement endommagées» par les frappes américaines, selon le ministère des Affaires étrangères

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que les frappes américaines de dimanche avaient causé des dégâts importants aux installations nucléaires iraniennes, a rapporté Al Jazeera.

«Nos installations nucléaires ont été gravement endommagées, c’est certain», a-t-il déclaré mercredi, selon le rapport.

Donald Trump affirme que le programme nucléaire de l’Iran a été retardé de plusieurs «décennies»

Le président américain a affirmé mercredi que le programme nucléaire de l’Iran avait été retardé de plusieurs «décennies» par les frappes américaines et que les sites visés avaient été totalement détruits, pendant qu’Israël reconnaissait qu’il est trop tôt pour évaluer les dommages.

Au deuxième jour du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, a assuré qu’Israël avait porté un «coup dur» au programme nucléaire iranien durant les 12 jours de guerre mais qu’il était «encore tôt pour évaluer les résultats de l’opération».

La veille, la divulgation d’un document confidentiel américain avait semé le doute sur l’efficacité des frappes menées pendant la nuit de samedi à dimanche par les États-Unis sur les trois principaux sites nucléaires iraniens, en soutien à Israël.

Des radars en Irak ayant «servi» Israël ? Un commentateur arrêté pour un tweet

Un célèbre commentateur politique irakien a été arrêté mercredi pour un tweet «insultant» à l’encontre des forces de sécurité, après avoir affirmé que des radars aériens d’une base militaire avaient «rendu service» à Israël durant ses frappes contre l’Iran.

Habitué des plateaux de télévision irakiens, Abbas al-Ardawi est suivi sur X par plus de 90.000 personnes, et est considéré comme un partisan des factions armées pro-Iran. Son tweet, qu’il a effacé mais dont des captures d’écran ont circulé, a irrité le ministère de la Défense : il commentait de mystérieuses frappes de drones menées mardi avant l’aube contre plusieurs bases militaires irakiennes, et qui ont endommagé les radars aériens de deux sites, notamment ceux de la base de Taji près de Bagdad.

Bagdad avait dit alors mener une enquête pour découvrir les auteurs de ces frappes. «Ce n’est rien – un radar français (sic) sur la base de Taji a offert ses services pendant l’agression israélienne –, il a été réduit à un tas de ferraille», a-t-il raillé.

L’Iran annonce lever des restrictions sur internet après le cessez-le-feu

L’Iran a annoncé mercredi que les mesures de durcissement des restrictions sur internet, appliquées il y a une semaine en pleine guerre avec Israël, allaient être progressivement levées.

«Le réseau de communication revient progressivement à son état précédent», a déclaré le commandement chargé de la cybersécurité des gardiens de la révolution dans un communiqué relayé par les médias d’État. Ce durcissement des restrictions avait été annoncé le 18 juin, les autorités mettant en avant le fait qu’Israël avait détourné le réseau à des fins militaires.

Emmanuel Macron reçoit le directeur de l’AIEA ce soir

Emmanuel Macron reçoit le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, mercredi soir à l’Élysée pour faire le point sur «l’état du programme» iranien après les frappes israéliennes et américaines sur les principaux sites nucléaires du pays.

«Suite aux frappes récentes contre le programme nucléaire iranien, ils évoqueront l’état du programme, les risques radiologiques, le rôle de l’Agence et les moyens d’assurer le plein respect des normes de non-prolifération», a précisé la présidence française.

Le président français, qui accueillera Rafael Grossi à 19h30 (17h30 GMT) à son retour du sommet de l’Otan à La Haye, «rappellera son soutien à Rafael Grossi et à l’AIEA pour assurer la sûreté et la sécurité nucléaire partout dans le monde», a-t-elle ajouté.

La prison d’Evin, cœur du système répressif du régime des mollahs ciblé par Israël

Lundi 23 juin, au onzième jour de sa guerre contre l’Iran, c’est à un symbole fort du pouvoir de la République islamique qu’Israël s’est attaqué en frappant la prison d’Evin. Incarnation de la répression gouvernementale, ce centre pénitentiaire situé au nord de Téhéran, au pied de la montagne, regorge d’opposants politiques et de détenus étrangers – internationaux comme binationaux – à l’instar des Français Cécile Kohler et Jacques Paris détenus depuis le 7 mai 2022 pour complot contre la sécurité nationale.

«Les dirigeants ne voulaient pas couper les ponts avec Trump» : l’Iran préfère céder aux États-Unis plutôt que d’être défait par Israël

Négocier avec les États-Unis, sans donner l’impression de capituler, plutôt que de s’entêter et risquer sa survie face à Israël. Affaibli par douze jours de frappes, le régime iranien a sauvé la face en ripostant symboliquement à «l’agression» américaine, avant d’accepter dans la foulée la fin d’une guerre menée par son ennemi juré israélien, qui aurait fini par menacer son existence.

Pour Téhéran, «la priorité était de retrouver les voies de la négociation afin de sauver le régime», estime le chercheur Bernard Hourcade, spécialiste de la République islamique. Selon lui, «les dirigeants iraniens ne voulaient pas couper les ponts avec Donald Trump, car ils savent que c’est lui qui peut arrêter la guerre avec Israël». À l’issue du conflit, «le régime a été humilié, mais il est encore vivant et prêt à se battre», constate, de son côté, Gregory Brew, spécialiste de l’Iran à l’Eurasia Group aux États-Unis

Un débat prévu ce soir à l’Assemblée nationale

Un débat sur la guerre entre l’Iran et Israël se tiendra ce mercredi soir à l’Assemblée nationale. Ce sera précédé d’une déclaration du premier ministre François Bayrou qui devra défendre la position de la France devant notamment des députés très critiques à gauche. Ce débat, souhaité par le président Emmanuel Macron et organisé conformément à l’article 50-1 de la Constitution, ne fera pas l’objet d’un vote. Il n’a qu’une portée limitée.

Il doit se tenir alors qu’un fragile cessez-le-feu est entré en vigueur mardi entre l’Iran et Israël, après 12 jours de guerre. Israël avait attaqué l’Iran, accusé de vouloir se doter de l’arme atomique, qui a riposté. Les États-Unis ont aussi mené des frappes contre les installations nucléaires iraniennes.

«La France défend le droit international», a déjà déclaré mardi dans l’hémicycle François Bayrou lors des questions au gouvernement. «Je ne vois pas beaucoup de chefs d’État dans le monde qui le disent aujourd’hui avec autant de liberté […] autant de force que le président de la République française.»

Israël classe la banque centrale iranienne comme une «organisation terroriste»

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Israël Katz, a annoncé mercredi avoir officiellement classé la banque centrale iranienne comme une «organisation terroriste».

«M. Katz a signé un décret spécial désignant la Banque centrale iranienne, deux autres banques iraniennes, une société affiliée aux forces armées iraniennes et trois de ses hauts responsables comme organisations terroristes et agents terroristes, dans le cadre de la campagne plus large menée par Israël contre l’Iran», précise un communiqué de son bureau publié au lendemain de l’annonce d’un cessez-le-feu après une guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël.

Trump : «Si l’Iran recommence, nous frapperons à nouveau»

Trump : «Israël nous dira l’ampleur des dégâts des frappes»

Trump : «La dernière chose que veut faire l’Iran, c’est enrichir de l’uranium»

«La dernière chose que veut faire l’Iran, c’est enrichir quoi que ce soit. Je pense que nous aurons une relation, sous une forme ou un autre, avec l’Iran. […] Ils n’auront pas la bombe, ils vont arrêter d’enrichir l’uranium», selon le président américain.

Trump : «Le cessez-le-feu fonctionne très bien»

«Le cessez-le-feu fonctionne très bien», estime Donald Trump depuis La Haye, où il assiste au sommet de l’Otan. «Je suis très fier d’Israël, car leurs avions ont fait demi-

L’armée israélienne dit avoir infligé «un coup significatif» au programme nucléaire iranien

L’armée israélienne a estimé mardi qu’il était «encore tôt» pour évaluer les dommages causés au programme nucléaire iranien, au lendemain d’un cessez-le-feu qui a mis fin à 12 jours de guerre entre Israël et l’Iran.

Le Parlement vote en faveur d’une suspension de la coopération avec l’AIEA

Le Parlement iranien a voté mercredi en faveur d’une suspension de la coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a indiqué la télévision d’État, après douze jours de guerre marquée par des frappes israéliennes et américaines sur des installations nucléaires iraniennes.

«L’AIEA, qui a refusé de condamner ne serait-ce qu’un peu l’attaque contre les installations nucléaires iraniennes, a compromis sa crédibilité internationale», a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, après le vote des députés en faveur de la suspension de la coopération avec cette instance de l’ONU.

«L’Organisation iranienne de l’énergie atomique suspendra sa coopération avec l’AIEA tant que la sécurité des installations nucléaires ne sera pas garantie», a ajouté ce responsable, cité par la télévision d’État.

Marco Rubio a demandé à Paris de relayer ses messages auprès du ministre iranien

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a demandé à son homologue français de faire passer des messages aux Iraniens en vue d’un cessez-le-feu avec Israël, selon une source diplomatique française, qui y voit «un rôle de facilitateur et de médiateur» de la France au Proche-Orient. Lundi soir, «Marco Rubio a appelé le ministre [Jean-Noël Barrot] pour lui faire part du souhait américain d’un cessez-le-feu, sous condition d’absence de riposte iranienne», explique cette source. «Marco Rubio a sollicité Jean-Noël Barrot afin de relayer ces informations à Abbas Araghchi», leur homologue iranien.

«À l’issue de cet appel, le ministre a eu son homologue iranien, Abbas Araghchi, pour […] lui transmettre les termes et détails des échanges [entre] Américains et Israéliens», ajoute cette source. Abbas Araghchi a alors «marqué sa disponibilité pour poursuivre les négociations sur le programme nucléaire iranien», y compris avec le groupe E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni) et «à la suite de ces échanges, le cessez-le-feu a pu entrer en vigueur», se félicite cette source diplomatique française.

Les États-Unis soutiennent «pleinement» l’article 5 sur la défense mutuelle, dit Rutte

«Plus d’un millier» de Français rapatriés d’Israël et d’Iran au total, annonce Laurent Saint-Martin

Laurent Saint-Martin. JULIEN DE ROSA / REUTERS

La France va dépasser mercredi le chiffre de 1000 ressortissants français rapatriés d’Israël et d’Iran au total après le déclenchement de la guerre de 12 jours entre les deux pays, a annoncé le ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin.

«Encore hier soir, j’étais à Orly pour accueillir un nouveau vol qui venait d’Amman en Jordanie, et nous avons des vols militaires depuis Tel-Aviv qui, via Chypre, rejoignent la France. Il y en avait un hier, il y en aura trois aujourd’hui», pour un total de «plus d’un millier» de Français rapatriés, et malgré le cessez-le-feu, «nous continuons à rapatrier», a-t-il indiqué sur TF1.

L’éditorial de Philippe Gélie : «Israël-Iran, guerre et paix selon Donald Trump»

La civilisation a fait un drôle de chemin entre les deux mille pages de Léon Tolstoï et les tweets de Donald Trump. Aujourd’hui, la guerre et la paix se décrètent en quelques formules lapidaires imprimées en lettres majuscules. Le président de la première puissance du monde semble convaincu qu’il peut plier la réalité à sa volonté – même la plus brutale, celle de la guerre.

Le cessez-le-feu sorti de sa casquette Maga dans la nuit de lundi à mardi a connu quelques hoquets au démarrage, mais il va peut-être réussir à s’imposer après que le maître du jeu a manifesté son courroux envers toute violation. On notera que, depuis qu’il s’est métamorphosé en «pacificateur», Trump traite Israël et l’Iran sur un strict pied d’égalité, leur promettant alternativement «amour, paix et prospérité» ou de subir ses foudres s’ils «s’écartent du droit chemin». Une évolution qui marque un recul inattendu de l’avantage stratégique israélien : la veille encore, le chef de guerre triomphant après des frappes aériennes massives contre les sites nucléaires iraniens jouait avec l’idée de provoquer un changement de régime à Téhéran, au cri de «Make Iran Great Again, Miga !»

Nucléaire, balistique, régime des mollahs : Benyamin Netanyahou a-t-il rempli ses objectifs de guerre en Iran ?

Dimanche, au lendemain des frappes américaines sur les sites d’énergie atomique en Iran, le premier ministre Benyamin Netanyahou tenait une conférence de presse affirmant que l’État hébreu était très proche d’atteindre ses «objectifs» en Iran. «Nous n’irons pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre [nos objectifs], mais nous n’arrêterons pas trop tôt non plus», affirmait le dirigeant israélien, plus d’une semaine après le début de l’opération «Rising Lion». L’objectif : anéantir le risque de voir une arme nucléaire aux mains de Téhéran. Deux jours après, le président américain Donald Trump annonçait un cessez-le-feu entre les deux belligérants – déjà fragilisé quelques heures après son entrée en vigueur par des échanges de frappes des deux côtés.

L’Iran organisera samedi des funérailles à Téhéran pour les hauts gradés et scientifiques tués

L’Iran tiendra samedi à Téhéran des funérailles nationales pour les hauts gradés et scientifiques tués lors de la guerre de 12 jours déclenchée par Israël, a indiqué mercredi un média d’État.

«Des funérailles nationales […] pour les hauts gradés et scientifiques tombés en martyrs lors de l’agression du régime sioniste se tiendront samedi à partir de 8h» (4h30 GMT) à Téhéran, a rapporté l’agence Irna. Une cérémonie de funérailles aura par ailleurs lieu jeudi dans le centre du pays pour Hossein Salami, le chef des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, qui a été tué au premier jour de la guerre.

L’armée israélienne affirme avoir éliminé un second chef des Gardiens de la Révolution

Trois hommes accusés d’espionnage pour le compte d’Israël pendus en Iran

L’Iran a annoncé mercredi avoir pendu trois hommes présentés comme des espions à la solde d’Israël, au lendemain de l’entrée en vigueur d’une fragile trêve entre la République islamique et Israël.

«Idris Ali, Azad Shojai et Rasoul Ahmad Rasoul, qui ont tenté d’importer de l’équipement pour mener des assassinats dans le pays, ont été arrêtés et jugés pour […] coopération en faveur du régime sioniste (Israël, NDLR). La sentence a été exécutée ce matin […] et ils ont été pendus», a indiqué le pouvoir judiciaire.

Trump maintient que les sites nucléaires iraniens sont «complètement détruits»

Donald Trump a réfuté mardi les informations de médias américains selon qui les frappes américaines sur l’Iran n’auraient retardé que de quelques mois le programme nucléaire de Téhéran. «Les sites nucléaires en Iran sont complètement détruits!», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Capture d’écran Truth Social. Capture d’écran

Les frappes américaines sur l’Iran n’ont pas détruit son programme nucléaire

Un document classé confidentiel du renseignement américain a établi que les frappes américaines sur l’Iran avaient retardé son programme nucléaire de seulement quelques mois, sans le détruire complètement, rapportent mardi des médias. Mais selon un rapport préliminaire dont le contenu a été décrit par des sources proches du dossier à des médias américains, les frappes n’auraient pas éliminé complètement les centrifugeuses ou les stocks d’uranium enrichi iraniens.

La porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt a confirmé l’authenticité du rapport mais déclaré qu’il était «tout à fait erroné et classé “top secret” et pourtant divulgué».

Cette fuite «est une tentative évidente de rabaisser le président Trump et de discréditer les courageux pilotes qui ont parfaitement exécuté leur mission pour détruire le programme nucléaire iranien», a-t-elle écrit sur X.

Les Brics appellent à «rompre le cycle de violence» au Moyen-Orient

Le groupe des Brics a appelé mardi à «rompre le cycle de violence au Moyen-Orient» après les attaques israéliennes et américaines contre l’Iran, pays membre de cette organisation qui regroupe dix pays émergents.

Dans une déclaration commune publiée par le Brésil, qui préside actuellement ce groupe, les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Indonésie, Iran, Émirats arabes unis) ont dénoncé les attaques contre des installations nucléaires et ont appelé à établir au Moyen-Orient «une zone libre d’armes nucléaires et autres armes de destruction massive».

«Quelque chose que personne d’autre n’avait osé faire» : Donald Trump arrive au sommet de l’Otan auréolé de son succès en Iran

Donald Trump est arrivé mardi à La Haye en faiseur de «paix par la force», comme il le revendique, même si la tension persistante au Proche-Orient l’agaçait profondément. «Ils ne savent pas ce qu’ils foutent», a enragé le président avant de partir. Pour leur part, les Européens sont soulagés que l’escalade ait été de courte durée au Proche-Orient et que le sommet ne se déroule pas avec des frappes contre l’un de ses alliés en arrière-plan. «La bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas dans une guerre ouverte et que l’ambition américaine soit de calmer le jeu. Cela évitera de faire apparaître de façon trop évidente les différences d’approches sur le dossier iranien», commente un expert des arcanes otaniennes.

Donald Trump lors de son départ pour le sommet de l’Otan mardi. Brian Snyder / REUTERS

Trêve entre l’Iran et Israël, doutes sur l’efficacité des frappes américaines… Le point sur les dernières informations

  • Une fragile trêve entre l’Iran et Israël est en vigueur mercredi, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou saluant une «victoire historique» contre Téhéran et son programme nucléaire.
  • L’Iran a lui aussi crié «victoire» et réaffirmé ses «droits légitimes» à poursuivre son programme atomique à usage civil, se disant prêt à reprendre langue avec Washington.
  • Selon un rapport préliminaire confidentiel du renseignement américain, dont le contenu a été décrit par des sources proches du dossier à des médias, les bombardements par les États-Unis dans la nuit de samedi à dimanche n’auraient pas éliminé complètement les centrifugeuses ou les stocks d’uranium enrichi iraniens.
  • «“Fake news” CNN et le New York Times en faillite se sont associés pour tenter de dénigrer l’une des frappes militaires les plus réussies de l’histoire. Les sites nucléaires iraniens sont complètement détruits», a affirmé de son côté Donald Trump sur son réseau Truth Social.
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