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Mali : après une attaque djihadiste, un calme précaire règne à Tombouctou

Selon un responsable de la société civile, « les gens vaquent à leurs occupations, mais on sent qu’ils ont toujours la peur au ventre » après le double assaut mené lundi contre un camp militaire et l’aéroport de la ville.

Un calme précaire régnait à Tombouctou, mardi 3 juin, au lendemain d’une attaque djihadiste ayant visé un camp militaire et l’aéroport de cette ville emblématique du nord du Mali, ont affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) des habitants et une source sécuritaire. Un nouveau couvre-feu, de 21 heures à 6 heures, a été instauré par les autorités locales en lieu et place de celui en vigueur depuis 2023, qui débutait à 23 heures. Mardi, des forces de l’ordre, présentes en grand nombre, continuaient de mener des opérations de ratissage dans la ville, selon les mêmes sources.

Tombouctou a été la cible d’une attaque, lundi, qui a visé le camp militaire et l’aéroport, selon l’armée malienne et des sources locales jointes par l’AFP. Dans un communiqué diffusé lundi soir, l’armée a affirmé avoir « neutralisé » 14 assaillants, sans préciser s’il y avait d’autres victimes. Le camp militaire a subi une « tentative d’infiltration » et des obus ont été lancés sur l’aéroport situé à 2 kilomètres de la ville, a rapporté le gouvernorat de Tombouctou.

Le Mali est en proie depuis 2012 aux violences de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaida et au groupe Etat islamique, mais aussi de gangs communautaires. En 2012, Tombouctou avait vécu plusieurs mois sous le joug des djihadistes.

Cette attaque est intervenue au lendemain d’un autre assaut d’ampleur contre l’un des principaux camps de l’armée dans le centre du pays, celui de Boulikessi, où au moins 30 soldats maliens ont péri, ont dit lundi à l’AFP des sources sécuritaires et un élu local, qui craignent un bilan plus lourd. Les autorités maliennes, dominées par les militaires, ont décidé d’instaurer un couvre-feu de trente jours renouvelables dans la région de Ségou (Centre) à partir de mercredi, selon une note publiée mardi par le gouverneur de la région.

Le Monde

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