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La situation au Venezuela inquiète au plus haut niveau l’Union africaine (UA). Dans un communiqué publié ce samedi 3 janvier, l’organisation continentale a réaffirmé son attachement indéfectible aux principes fondamentaux du droit international, avant d’appeler l’ensemble des parties concernées à faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect du droit international.
« L’Union africaine suit avec une vive préoccupation les récents développements en République bolivarienne du Venezuela, y compris les informations faisant état de l’enlèvement du Président de la République, M. Nicolás Maduro, ainsi que d’attaques militaires contre des institutions vénézuéliennes », souligne l’Union africaine dans son communiqué.
Elle ajoute : « L’Union africaine réaffirme son attachement indéfectible aux principes fondamentaux du droit international, notamment le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à l’autodétermination, tels qu’énoncés dans la Charte des Nations Unies ».
Selon elle, « le dialogue, le règlement pacifique des différends et le respect des cadres constitutionnels et institutionnels, dans un esprit de bon voisinage, de coopération et de coexistence pacifique entre les nations, sont plus importants ».
A l’en croire, les défis internes complexes auxquels fait face le Venezuela ne peuvent être traités de manière durable que par un dialogue politique inclusif entre les Vénézuéliens eux-mêmes.
L’Union africaine a, par ailleurs, tenu à exprimer sa solidarité avec le peuple vénézuélien, tout en réitérant « son engagement en faveur de la promotion de la paix, de la stabilité et du respect mutuel entre les nations et les régions ».
Elle a également lancé un appel à l’ensemble des parties concernées à « faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect du droit international afin de prévenir toute escalade et de préserver la paix et la stabilité régionales ».
A rappeler que le président du Venezuela Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés et exfiltrés vers les Etats-Unis en vue d’un procès pour « narcoterrorisme ». Cette opération militaire américaine, qui a eu lieu à Caracas dans la nuit de vendredi à samedi, « contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international », selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.