Ce dialogue, auquel participent la majorité de l’opposition, des membres de la société civile et des syndicats, doit se poursuivre jusqu’au 4 juin.
Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a lancé, mercredi 28 mai, près de Dakar, une concertation nationale visant à réformer le système politique et à « consolider la démocratie » dans le pays, dans un contexte de tension entre le pouvoir et l’opposition.
Cette rencontre, qui se tient également en présence du premier ministre, Ousmane Sonko, a lieu dans la ville nouvelle de Diamniadio, près de Dakar. Elle a été boycottée par quelques partis de l’opposition, dont celui de l’ex-président Macky Sall (2012-2024), qui accuse le pouvoir de s’en prendre à ses responsables.
Le président Bassirou Diomaye Faye, élu en mars 2024 à la tête du Sénégal, et son premier ministre ont promis de faire rendre des comptes aux anciens dirigeants qu’ils accusent d’agissements coupables dans la gestion des affaires, à commencer par Macky Sall.
« Parvenir à des consensus forts »
Néanmoins, la majorité de l’opposition a pris part, mercredi 28 mai, à la cérémonie d’ouverture de la concertation, dans un centre de conférence, à Diamniadio. Ces assises, présentées comme la cinquième édition du « dialogue national » inauguré par M. Sall, regroupent également des membres de la société civile, des syndicats, des experts et des universitaires. Elles doivent se poursuivre jusqu’à la remise, au président Faye, le 4 juin, des conclusions issues des concertations.

