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Alors que les rumeurs persistantes font état d’un possible franchissement des frontières par le journaliste Madiambal Diagne, Seydina Oumar Touré, directeur de l’Agence de sécurité de proximité (ASP), avait publié un message dans lequel il exonérait la police des frontières de toute responsabilité. Dans sa publication, il estimait que toute tentative d’imputer à la police la responsabilité d’une éventuelle fuite était infondée.
Un message qui a suscité une vive réaction, notamment de la part des militants du Pastef qui ont jugé la sortie malhonnête et précipitée, l’exhortant à la retirer.
Face à cette pression, Seydina Oumar Touré a supprimé sa publication avant de revenir à la charge, avec un ton plus mesuré. «Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas», écrit-il, citant un proverbe avant d’ajouter : «À propos de la suppression de la publication relative à la fuite de M. Madiambal Diagne, il importe de préciser que cette décision de justifie par la publication, par le ministère compétent, d’un communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête destinée à situer les responsabilités. Je reconnais m’être exprimé avec une certaine précipitation».
Une position assumée sur la frontière sénégalo-gambienne
Cependant, le capitaine Touré maintient sa position sur le caractère particulier de la frontière sénégalo-gambienne qu’il considère comme un espace de vie partagé, plus qu’une frontière classique. «La Gambie, enchâssée dans le territoire sénégalais, partage avec lui des communautés, des traditions et des espaces de vie intimement liés de part et d’autre de la ligne frontalière. Assimiler cette réalité à des problématiques de sécurité comme celles du Mali, c’est méconnaître l’histoire, la sociologie et la géographie politique de la région», affirme t-il.
Il conclut que cette confusion entretenue par certains est le fruit d’une lecture superficielle et hâtive, et non d’une analyse objective.
Repris par : GLOB INFOO
Auteur : Abdoulaye Leye