Des militaires verrouillent le site après une frappe israélienne qui aurait fait au moins deux morts et 15 blessés dans la banlieue sud de Beyrouth, à Dahieh, au Liban, le 26 septembre 2024. ADRIENNE SURPRENANT / MYOP POUR « LE MONDE »

Dans la journée de lundi, date à laquelle les frappes israéliennes se sont intensifiées, plus de 550 personnes ont été tuées dont une Française de 87 ans. Benyamin Nétanyahou a demandé à son armée de « poursuivre les combats avec toute la force nécessaire » au Liban malgré l’appel de plusieurs pays à un arrêt des combats de vingt et un jours.

Israël annonce de nouvelles frappes contre le Hezbollah dans le sud du Liban

L’armée israélienne a dit avoir mené jeudi soir de nouvelles frappes aériennes contre le Hezbollah dans le sud du Liban, après que de hauts responsables ont rejeté un appel à un cessez-le-feu de vingt et un jours proposé notamment par les Etats-Unis et la France. L’armée israélienne « mène actuellement des frappes sur des cibles terroristes du Hezbollah dans le sud du Liban », a-t-elle rapporté dans un communiqué.

A Dahiyé, dans la banlieue sud de Beyrouth, une frappe israélienne aurait fait au moins deux morts

A 17 heures, le 26 septembre 2024, des médias se pressent après une frappe qui aurait fait au moins deux morts et 15 blessés dans la banlieue sud de Beyrouth, à Dahiyé.
Des militaires verrouillent le site après la frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Dahiyé.
Des gens regardent les secours s'activer, loin derrière un cordon de sécurité, après la frappe qui a touché Dahiyé le 26 septembre 2024.
Des militaires surveillent l'arrière de l'immeuble touché, après la frappe qui a touché Dahiyé, au Liban, le 26 septembre 2024.

L’appel des Etats-Unis et de plusieurs autres pays pour un cessez-le-feu au Liban a été lancé « en coordination » avec Israël, a assuré jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre.

Elle a assuré que des « discussions » continuaient à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, après que le ministre des affaires étrangères israélien, Israël Katz, a affirmé qu’il n’y aurait « pas de cessez-le-feu dans le nord » et que le combat contre le Hezbollah continuerait « jusqu’à la victoire ».

Les négociations entre Israël et les Etats-Unis ont été conclues à Washington et portent sur le déblocage de 3,5 milliards de dollars en vue de l’achat de matériel et d’équipement de guerre, et 5,2 milliards de dollars destinés à l’amélioration des systèmes de défense antiaériens israéliens, notamment les boucliers antimissiles Dôme de fer et Fronde de David ainsi qu’un « système laser de pointe », selon un communiqué du ministère.

Israël travaille depuis plusieurs années à un système antimissile par laser qui pourrait lui donner un avantage considérable face à l’arsenal de roquettes et missiles dont dispose le Hezbollah sur son flanc nord.

Le dirigeant des rebelles yéménites, Abdel Malik Al-Houthi, a qualifié, lors d’un discours télévisé, les tirs israéliens de tentatives d’empêcher le Hezbollah de « soutenir Gaza et les Palestiniens ».

Les rebelles font partie de ce que l’Iran, ennemi juré d’Israël, appelle l’« axe de la résistance », qui regroupe d’autres alliés du Hamas palestinien comme des groupes irakiens ou le puissant Hezbollah libanais.

Les houthistes ont déjà lancé plusieurs attaques contre Israël et ciblé des navires en mer Rouge qu’ils estiment liés à Israël, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza.

Selon le chef houthiste, l’opération israélienne est une « agression préméditée (…) et l’aboutissement de préparatifs et de planifications de plusieurs années », mais « le Hezbollah, plus fort que jamais, possède les capacités militaires pour atteindre n’importe quel endroit de Palestine occupée ». « Nous ne reculerons jamais dans notre soutien à Gaza et à la Palestine en général, ainsi que dans notre soutien au Liban et au Hezbollah », a-t-il promis.

Les autorités norvégiennes ont lancé un avis de recherche international concernant un Norvégien porté disparu et possiblement lié à la livraison des bipeurs piégés du mouvement Hezbollah au Liban, a fait savoir la police jeudi. Le service national d’enquête criminelle norvégien (Kripos) a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il avait envoyé un avis de recherche international, sans identifier l’homme.

La semaine dernière, la police d’Oslo avait dit avoir lancé « des recherches préliminaires » à propos d’informations de presse relatives à une société enregistrée en Bulgarie par un Norvégien ayant importé des bipeurs et organisé leur livraison au Hezbollah.

A la suite de l’explosion de centaines de bipeurs, les autorités bulgares ont ouvert une enquête après que le site web hongrois Telex a rapporté que Norta Global, une société enregistrée en Bulgarie par un Norvégien, avait importé les appareils et les avait ensuite livrés au Hezbollah.

L’Agence nationale de sécurité bulgare (DANS) a déclaré par la suite que la société n’avait rien à voir avec la livraison des appareils de communication explosifs, mais la police d’Oslo a ensuite annoncé qu’elle menait ses propres investigations.

Norta Global, fondée en avril 2022 par Rinson Jose, a déclaré l’année dernière un chiffre d’affaires de 650 000 euros pour des activités de conseil en dehors de l’Union européenne. La semaine dernière, la société a déclaré au journal Verdens Gang que Rinson Jose était en voyage d’affaires à l’étranger depuis le 17 septembre et qu’elle n’avait pas réussi à le joindre

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