Selon le dernier bilan, communiqué mercredi en fin d’après-midi, le tremblement de terre a fait au moins 265 morts, près de 3 500 blessés et 500 disparus.
Les opérations de recherche des survivants après le séisme en Colombie atteignent une phase décisive, le délai de soixante-douze heures, après lequel il est rare de trouver des survivants, expirant jeudi 13 août matin.
Avec 265 morts et des centaines de disparus, le séisme de magnitude 7,4, dont l’épicentre était situé dans le département pauvre du Choco, sur la côte Pacifique, est le plus meurtrier du XXIe siècle en Colombie. Il a affecté de nombreuses villes de l’ouest, dont Cali, la troisième du pays, et Pereira dans la « région du café ».
A Cali, Martha Perez s’est dite « démunie » alors que deux proches sont encore bloqués sous les décombres. « Nous nous accrocherons [à l’espoir] jusqu’à la toute fin », a-t-elle ajouté auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
A Pereira, des secouristes interrogés mercredi concentraient leurs efforts sur une boulangerie effondrée dont ils espéraient extraire en vie un vendeur ambulant, coincé sous les décombres depuis le tremblement de terre. Ils l’ont localisé à l’aide d’appareils capables de détecter les vibrations. « On nous dit que ça pourrait être lui, on attend avec émotion, dit sa nièce de 16 ans, Sara Loaiza. Pourvu que ce soit lui, qu’il soit en vie. »
Des journalistes de l’AFP ont constaté que l’homme semblait répondre lorsque les équipes de secours lui demandaient de frapper deux coups, puis trois, dans le gouffre où il se trouve, provoquant les applaudissements de la foule présente sur place.
Urgence et deuil
« Nous entrons dans la phase finale des premières soixante-douze heures », avait souligné mercredi matin le maire de Cali, Alejandro Eder. « Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de survivants après, mais ce sera plus difficile », a-t-il ajouté. Julio César Pineda, un secouriste bénévole de 67 ans, disait garder espoir mercredi : « Je sais qu’aujourd’hui et [jeudi], nous sortirons des gens vivants [des décombres]. »
A Cali et Pereira, les deux villes les plus touchées par la catastrophe, les équipes de secours et les bénévoles ont œuvré une troisième nuit d’affilée, de leurs mains nues ou avec des grues et des chiens renifleurs, s’arrêtant à intervalles réguliers pour tenter de détecter d’éventuels signes de vie.
Le président de la République de Colombie, Abelardo de la Espriella, entré en fonctions le 7 août, a communiqué mercredi, en fin d’après-midi, un nouveau bilan, évoquant 265 morts, près de 3 500 blessés et 500 disparus. Plus de 11 000 logements ont été détruits dans la catastrophe et des milliers de familles se retrouvent sans toit.
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