Auditionné par la Commission d’enquête parlementaire, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, est revenu sur les problèmes relevés dans le programme « Un étudiant, un ordinateur », notamment autour des conventions avec Computer Land et Campusys International. Il a expliqué avoir été informé, trois jours après sa prise de service en septembre 2025, de l’absence de ce programme dans le plan de passation des marchés du ministère, ainsi que de l’absence de suivi par la commission des marchés et la cellule de passation des marchés.
Selon ses explications, ces informations lui ont été communiquées par le directeur général de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le professeur Abdoul Aziz Diouf, accompagné de la professeure Mame Penda Ba. Ces derniers lui auraient indiqué que le programme, lancé dans la période 2017-2025, reposait sur un manuel de procédures datant de 2017 et un arrêté de 2014, alors qu’il ne figurait pas dans le plan de passation des marchés du ministère et n’était pas immatriculé auprès de la Direction centrale des marchés publics (DCMP).
Daouda Ngom a également évoqué les démarches entreprises avant son arrivée. D’après son témoignage, le 3 septembre, la professeure Mame Penda Ba avait adressé une demande d’avis à l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), avant que le professeur Abdoul Aziz Diouf ne lui demande de la transformer en dénonciation, compte tenu de la sensibilité du dossier. Cette dénonciation aurait été effectuée le 15 septembre 2025, jour de la passation de service.
L’ancien ministre affirme avoir rencontré les responsables concernés autour du 17 septembre. Il assure leur avoir exprimé son soutien, déclarant qu’il accompagnerait ce
œuvraient, selon lui, pour faire triompher la vérité et la transparence
globinfoo recherche





