Le président américain a également confirmé avoir débloqué une livraison de bombes de 907 kilos à Israël. Par ailleurs, l’Etat hébreu et le Hamas s’accusent l’un l’autre de « violer » l’accord de cessez-le-feu.
Les trois otages israéliennes libérées le 19 janvier sont sorties de l’hôpital
Les trois premières otages israéliennes libérées de la bande de Gaza, dimanche 19 janvier, au premier jour du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, sont toutes sorties de l’hôpital dimanche, a annoncé l’hôpital de Sheba, où elles avaient été prises en charge, dans un communiqué.
Emily Damari, Doron Steinbrecher et Romi Gonen, trois jeunes civiles enlevées lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avaient été libérées en échange de la sortie des prisons israéliennes de 90 détenus palestiniens. Après avoir été remises à la Croix-Rouge dans le territoire palestinien et conduites de l’autre côté de la frontière jusqu’à une base militaire israélienne, elles avaient été conduites à l’hôpital.
L’établissement a fait savoir qu’il continuerait « à les soigner selon les besoins à l’avenir », sans fournir aucun détail sur leur état de santé ni sur les traitements dispensés.
Emmanuel Macron autorisera la participation des sociétés israéliennes au Salon du Bourget
Dimanche, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré avoir reçu l’assurance du président français, lors d’un entretien téléphonique, que les sociétés israéliennes seraient autorisées à participer au 55e Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, en juin, rendez-vous mondial du secteur, selon son bureau. Par deux fois en 2024, la justice française avait obligé les organisateurs de salons industriels de la défense à accueillir les groupes israéliens.
Les tirs de l’armée israélienne dans le sud du Liban ont fait quinze morts, selon un nouveau bilan
Le bilan des tirs de l’armée israélienne sur des habitants du sud du Liban qui tentaient de revenir dans leur village s’élève à « quinze morts, dont un soldat et trois femmes », selon le ministère de la santé libanais, qui avait fait état de onze morts et de 83 blessés dans un précédent bilan.
Ce qu’il faut retenir de la situation au Proche-Orient, dimanche 26 janvier à la mi-journée
- Donald Trump a proposé de déplacer les habitants de la bande de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie dans le cadre d’un plan de paix consistant à « nettoyer » l’enclave palestinienne, qu’il a comparée à un « site de démolition ».
- Le Hamas a déclaré que les Palestiniens « fer[aient] échouer » cette proposition du président américain, tandis que le Jihad islamique palestinien, faction armée alliée du Hamas à Gaza, a jugé que de tels propos encourageaient « la perpétration continue de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ». Le ministre des finances israélien, Bezalel Smotrich (extrême droite), a, lui, salué une « excellente idée ».
- Des tirs israéliens font onze morts et 83 blessés dans le sud du Liban, rapporte le ministère de la santé libanais. Israël avait prévenu que son armée resterait déployée dans le sud du pays au-delà de l’échéance de dimanche, prévue dans le cessez-le-feu négocié avec le Hezbollah, et a déconseillé samedi aux habitants de rentrer chez eux, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Pour l’ONU, les conditions ne sont « pas encore réunies » pour un retour en toute sécurité des Libanais dans le sud du Liban.
- Le Hamas et Israël s’accusent mutuellement de violations de l’accord de cessez-le-feu. L’Etat hébreu dénonce le fait qu’Arbel Yehouda, une otage civile dont il réclamait la libération, n’ait pas été libérée hier, samedi, et que « la liste du statut » des otages – morts ou vivants – n’ait pas été soumise par le Hamas. Le mouvement islamiste palestinien accuse Israël d’empêcher le retour des habitants du nord de la bande de Gaza, qui avaient été contraints de fuir les bombardements et les combats vers le sud du territoire. La défense civile de la bande de Gaza les estime à des « dizaines de milliers ».
- M. Trump a débloqué la livraison à Israël de bombes de 2 000 livres (907 kilos), suspendue l’an dernier par l’administration de son prédécesseur, Joe Biden. Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a salué cette décision.
Onze morts et 83 blessés par des tirs de l’armée israélienne dans le sud du Liban
L’armée israélienne a ouvert le feu ce dimanche sur des habitants du sud du Liban qui tentaient de revenir dans leurs villages par centaines, faisant onze morts, dont un soldat libanais, et 83 blessés, selon un nouveau bilan du ministère de la santé libanais, qui avait fait état de trois morts dans un précédent bilan.
Israël avait prévenu que son armée resterait déployée dans le sud du Liban au-delà de l’échéance de dimanche, prévue dans le cessez-le-feu négocié avec le Hezbollah, et a déconseillé samedi aux habitants de rentrer chez eux, et ce jusqu’à nouvel ordre. L’ONU a estimé que les conditions ne sont « pas encore réunies » pour un retour en toute sécurité des citoyens libanais au Sud-Liban.
A la mi-journée, l’armée de l’Etat hébreu a communiqué avoir procédé à des tirs de sommation « pour écarter les menaces dans un certain nombre de zones [du Sud-Liban] où des suspects ont été identifiés en train de s’approcher des troupes » de l’armée israélienne. « De plus, un certain nombre de suspects à proximité des troupes de Tsahal qui constituaient une menace imminente (…) ont été appréhendés et sont actuellement interrogés sur place. »
Pour justifier sa présence, alors que l’armée israélienne avait jusqu’à ce dimanche pour quitter le sol libanais conformément à l’accord de cessez-le-feu conclu avec le Hezbollah, l’Etat hébreu a déclaré que les conditions n’avaient pas été pleinement appliquées par l’Etat libanais, tandis que l’armée libanaise a accusé samedi Israël de tergiverser dans son retrait.





