
Défait dans sa tentative de soumettre l’Ukraine en s’emparant de Kiev en février-mars 2022, incapable, quatre ans plus tard, de conquérir la totalité des plaines ukrainiennes qui bordent la frontière ouest de la Russie, le maître du Kremlin se venge sur les populations civiles, observe dans sa chronique Alain Frachon, chroniqueur au « Monde ».
La guerre de choix s’est transformée en une guerre de vengeance. Défait dans sa tentative de soumettre l’Ukraine en s’emparant de Kiev en février-mars 2022, Vladimir Poutine s’était rabattu sur le Donbass. Mais incapable, quatre ans plus tard, de conquérir la totalité des plaines ukrainiennes qui bordent la frontière ouest de la Russie, le maître du Kremlin se venge. Sur les populations civiles. Pas une nuit sans que les grandes villes d’Ukraine, et particulièrement la capitale, ne soient la cible des missiles et des drones russes. Tirés à l’aveugle. Obsession impériale et fuite en avant dans un nihilisme destructeur : jamais le président russe n’a semblé aussi prisonnier de ses fantasmes.
Il faut casser le moral de « l’arrière ». Ce n’est plus une « opération spéciale », mais une « guerre », disait le Kremlin cette semaine. Changement sémantique annonçant une prochaine mobilisation ? L’escalade est destinée à amener Kiev à négocier des concessions territoriales. Poutine l’a redit fin juin, lors du congrès de son parti, Russie unie, il veut la « libération » totale et « définitive ».
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