Tunisie, le premier ministre reconnaît des erreurs lors de l’attentat de Sousse
Pointée du doigt après l’attentat de Sousse, la Tunisie a pour la première fois reconnu des défaillances sécuritaires.
Le premier ministre tunisien Habib Essid a reconnu, vendredi 3 juillet, que la police avait mis trop de temps à intervenir lors de l’attentat qui a coûté la vie à 38 touristes le 25 juin dans la région de Sousse. C’est la première fois qu’un responsable tunisien avoue des défaillances sécuritaires dans ce qui représente l’attaque la plus meurtrière de l’histoire du pays.
« Le temps de la réaction, là est le problème », a déclaré M. Essid à la BBC, une semaine jour pour jour après qu’un étudiant de 23 ans a ouvert le feu sur des vacanciers sur une plage de l’hôtel Imperial Marhaba. Selon lui, la police a été « bloquée partout », mais il n’a pas donné plus de précisions. Il a tenu à présenter ses excuses au nom de la Tunisie. « Nous sommes vraiment désolés pour ce qui s’est passé », a-t-il dit.
Plusieurs témoignages rapportent que le tueur a pu déambuler pendant au moins trente minutes, kalachnikov à la main, avant d’être finalement abattu par la police. En mars dernier, après l’attentat du Bardo à Tunis, des défaillances sécuritaires avaient déjà été pointées du doigt.