
Par Hélène Sallon et Laure Stephan
ReportageDans le quartier chiite de Khandak Al-Ghamik, les habitants naviguent entre colère et sentiment d’abandon. La violence de la mort du chef du Hezbollah a créé une onde de choc au-delà de la communauté chiite.
Dans l’épicerie à l’entrée du quartier chiite de Khandak Al-Ghamik, au centre de Beyrouth, la caissière est inconsolable. Coiffée d’un voile sombre, la jeune femme libanaise n’arrive pas à retenir ses larmes depuis que le Hezbollah a confirmé, en début d’après-midi, samedi 28 septembre, la mort de son chef, Hassan Nasrallah, tué dans une frappe israélienne la veille dans la banlieue sud, un fief du parti chiite. De nombreux chiites avaient développé un sentiment d’intimité avec le leader charismatique.




