La start-up chinoise est à l’origine d’AlphaBot, un robot humanoïde conçu pour assister les salariés dans l’automobile, l’électronique ou encore l’industrie des semi-conducteurs. Elle espère passer de 1 000 à 10 000 exemplaires produits avant la fin d’année.

Souvent surnommée la “Silicon Valley chinoise”, Shenzhen compte de plus en plus de sociétés de robotique humanoïde. Elle abrite notamment les bureaux de AI² Robotiques, une start-up ayant annoncé le 23 février une levée de fonds en série B de plus d’un milliard de yuans (145 milliards de dollars ou 123 millions d’euros). Le média chinois Yicai Global note la présence d’investisseurs de taille, tels que le géant de la tech Baidu. Cette opération valorise la jeune pousse à plus de 10 milliards de yuans.
Une approche en boucle fermée pour limiter les coûts
Fondée il y a seulement trois ans, AI² Robotiques (à ne pas confondre avec l’Allen Institute for AI, nommé AI2) développe Alpha Bot, un robot humanoïde se déplaçant sur une base mobile sur roues. L’appareil, dont la seconde itération a été présentée en décembre, intègre le modèle de fondation propriétaire d’AI² GOVLA (global & omni-body vision-langage-action model). Il permet aux robots de comprendre leur environnement, coordonner leurs mouvements et raisonner sur des tâches complexes en apprenant rapidement de nouvelles actions.
“En juin 2025, la version open source du modèle GOVLA, FiS-VLA, a été publiée et a surpassé le modèle de référence international π0 de 30%”, assure AI² en faisant référence au modèle VLA de la start-up américaine Physical Intelligence. Elle affirme tirer un avantage concurrentiel en adoptant une approche qui combine à la fois l’utilisation de données en boucle fermée et de “cumul de scénarios”, ce qui lui permettrait de limiter ses coûts.
Un contrat passé avec le fabricant d’écrans HKC sur la fourniture de 1000 robots
AI² cite de nombreuses applications pour ses robots, depuis la fabrication de semi-conducteurs (chargement et manutention de matériaux) à l’automobile (transport et assemblage) en passant par les biotechnologies (déplacement de matériel, désinfection et déballage). La start-up prévoit désormais d’adapter ses robots humanoïdes à la réalisation de tâches ménagères, ainsi que dans les soins de santé et aux personnes âgées.
Après avoir lancé une première ligne de production en septembre, d’une capacité de 1000 exemplaires par an, AI² entend passer à 10 000 robots humanoïdes sortis d’usine avant la fin d’année. La start-up a déjà noué quelques contrats d’ampleur, en particulier avec le fabricant d’écrans HKC pour une commande de 1000 appareils sur trois ans. D’après Reuters, elle devrait entrer en Bourse d’ici à 2027.







