Les dirigeants des principaux pays européens et de l’UE ont proposé lundi de diriger en Ukraine une «force multinationale» et de soutenir de manière «durable» l’armée ukrainienne, limitée à 800.000 soldats.
La Russie affirme avoir le «contrôle» de la ville de Koupiansk
La Russie a affirmé mardi avoir le «contrôle» de Koupiansk, ville-clé du nord-est de l’Ukraine, où les forces ukrainiennes ont revendiqué récemment la reprise de plusieurs quartiers à l’armée russe.
«La ville de Koupiansk est sous contrôle de la 5e armée russe», a déclaré à l’agence officielle russe Tass Léonide Charov, porte-parole du groupement militaire russe Zapad, déployé dans cette zone. La Russie avait affirmé avoir capturé Koupiansk en novembre, l’Ukraine assurant ensuite en avoir repris plusieurs quartiers.
La France réclame de nouveau des garanties «robustes» pour Kiev avant toute discussion territoriale
La France a de nouveau réclamé l’établissement de «garanties de sécurité robustes» pour Kiev avant d’aborder l’épineuse question des territoires ukrainiens dont la cession est exigée par Moscou, a indiqué mardi l’entourage d’Emmanuel Macron.
«Nous souhaitons d’abord des garanties de sécurité robustes avant toute discussion sur les territoires. Nous avons progressé sur la question des garanties, sur la base du travail accompli par la coalition des volontaires, grâce à une clarification des modalités du soutien américain», a ajouté cette source.
L’Ukraine demandera aux États-Unis des armes à longue portée si la Russie rejette les efforts de paix, déclare Zelensky
L’Ukraine demandera aux États-Unis d’exercer davantage de pression sur la Russie via des sanctions et de lui fournir des armes supplémentaires, notamment des armes à longue portée, si Moscou rejette les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, a déclaré le président Volodymyr Zelenskiy.
Kiev soutient l’idée d’un cessez-le-feu, en particulier pour les frappes énergétiques, pendant la période de Noël, a-t-il encore déclaré aux journalistes dans une discussion WhatsApp.
L’Europe établit une commission internationale des réclamations pour l’Ukraine
Les dirigeants se réunissent mardi à La Haye, en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky, pour lancer une Commission internationale des réclamations destinée à indemniser Kiev pour les centaines de milliards de dollars de dégâts et les crimes de guerre présumés commis par la Russie.
Moscou n’a pas effectué de commentaires à propos de cette commission en amont de la conférence organisée à La Haye, dont les Pays-Bas et le Conseil de l’Europe sont les hôtes. Mais la Russie rejette de longue date les accusations selon lesquelles ses troupes ont commis des crimes de guerre depuis le lancement en février 2022 de l’invasion de l’Ukraine.
L’hypothèse qu’une amnistie totale soit accordée aux deux parties pour les atrocités commises durant la guerre, comme l’a proposé l’administration du président américain Donald Trump, pourrait toutefois compliquer les démarches de l’Europe, qui entend indemniser les victimes d’abus en Ukraine.
Le « Registre des dommages », dévoilé en 2023 par le Conseil de l’Europe, va faire partie de la commission internationale. Plus de 80 000 plaintes, dans diverses catégories, ont été soumises par des particuliers, des organisations et des organismes publics.
Washington promet des garanties de sécurité «très fortes» à l’Ukraine
Les États-Unis ont assuré lundi avoir offert à Kiev des garanties de sécurité «très fortes», comparables à la protection qu’offrirait l’Otan, mais néanmoins acceptables, selon eux, pour la Russie. «Nous sommes plus proches aujourd’hui que nous n’avons jamais été» d’un accord mettant fin à la guerre avec la Russie, a déclaré le président américain Donald Trump, après s’être entretenu avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens, réunis à Berlin.

«La Russie aussi veut que ça s’arrête. Le problème est qu’ils veulent y mettre fin, puis tout à coup ils ne veulent pas, et les Ukrainiens veulent y mettre fin, et tout à coup ils ne veulent pas. Donc il faut les mettre d’accord. Mais je pense que ça fonctionne», a-t-il ajouté. Donald Trump a indiqué qu’il s’était entretenu récemment avec le président russe Vladimir Poutine, sans plus de précisions.
Les Européens ont proposé une force multinationale
Les dirigeants des principaux pays européens – notamment l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne – et de l’UE ont fait part dans la soirée de leur proposition d’une «force multinationale pour l’Ukraine» qui serait «composée de contributions de nations volontaires, et soutenue par les États-Unis», et de soutenir de manière «durable» une armée ukrainienne de 800.000 hommes, selon une déclaration transmise par le gouvernement allemand.

Ils évoquent aussi «un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu dirigé par les États-Unis». Le document souligne qu’il appartient «désormais à la Russie de montrer sa volonté d’œuvrer en faveur d’une paix durable».
Bonjour et bienvenue dans ce direct
Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré aux négociations entre les Européens, les États-Unis et l’Ukraine pour parvenir à un accord de paix dans la guerre qui oppose la Russie à l’Ukraine depuis bientôt quatre ans.
– Donald Trump s’est lui montré très optimiste, après s’être entretenu avec le président ukrainien et plusieurs dirigeants européens. «Nous sommes plus proches aujourd’hui que nous n’avons jamais été» d’un accord mettant fin à la guerre avec la Russie, a dit le président américain dans le Bureau ovale, ajoutant s’être récemment entretenu avec le président russe Vladimir Poutine, sans plus de précisions.
– Dimanche et lundi, le président ukrainien a négocié à Berlin avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, pour tenter d’aboutir à un compromis sur un plan pouvant mettre fin aux combats.
– Au cœur des discussions, la protection qu’obtiendra l’Ukraine des Américains après un éventuel cessez-le-feu pour dissuader Moscou de lancer une nouvelle invasion.




